La Maison Forte

Louis Ponsolle et Constant Fossard

Explorer nos mythologies intimes

Résidence du 16 au 29 juin

ARTS PLASTIQUES / THEATRE / PERFORMANCE

Déjouer les visages du changement, de l'être et du genre.

Louis et Constant sont plasticiens, performeurs, costumiers et perruquiers. Ensemble, ils sont venus éprouver leur projet au titre percutant : « Quand je serai grand, je voudrais être mort ». Entre spectacle de marionnettes, danse et performance, ils explorent le parcours chaotique d’un adolescent qui bascule, une fresque intime aux parfums de bitume, de psychiatrie et de punk rock.

Leur domaine : une esthétique de l'étrange. Louis s’attache à créer des « mythologies intimes », des espaces de représentativité sauvages qui convoquent aussi bien les automates du XIXe siècle que les fantômes de la Salpêtrière. Avec Constant, qui ancre sa pratique pluridisciplinaire dans l'art du Drag (via son personnage La Gouvernante), ils transforment le plateau en un laboratoire de métamorphoses où le genre, l'identité et la douleur se recouvrent d'une fumée noire pour mieux se révéler.

Le déclic : la rencontre avec la jeunesse. Le moment charnière de leur séjour fut la rencontre avec les jeunes de l'École Être. Ce face-à-face a déplacé leur intuition de départ : leur projet, bien que radical, a trouvé une résonance directe auprès de ce public adolescent. Cette confrontation a fait émerger des gestes plus performatifs et improvisés, ancrés dans le réel du lieu.

Ce que cela nous inspire : le tiers-lieu comme espace de "digestion". L'apport de Louis et Constant à notre réflexion réside dans la capacité d'un lieu comme le nôtre à accueillir des thématiques difficiles — la santé mentale, la saturation du monde, le désespoir — sans les édulcorer.

Ils nous ont montré que La Maison forte peut être un espace de "résonance" : un endroit où l'on peut traiter de la "fin du monde" ou du "mal de vivre" tout en étant entouré d'une vie quotidienne vibrante. Leur passage nous confirme que la transition que nous cherchons est aussi intérieure : elle passe par notre capacité à faire cohabiter l’urgence de ces récits fragiles avec la construction concrète de nos futurs.

La trace laissée : Le spectacle Muraille (titre en devenir pour 2026) et une certitude : l'art écologique, c'est aussi prendre soin des récits de ceux qui n'arrivent plus à avaler la couleur du ciel.


"Quand je vous vois, j’ai envie de tout recouvrir d’une fumée bien noire.
Saveur pneu et odeur grasse.
J’ai envie d’aller voir les goélands et de leur expliquer ce que c’est que le mazout.
J’ai des torchères qui grandissent sur les murs de ma chambre quand je ne dors pas.
Parce que je ne dors plus.
Je ne fais que pleurer.
Des cadavres trop lourds qui font grincer le crâne.
Je pourrais enregistrer le journal TV et archiver des vidéos de choses qui brûlent.
On est lundi."
Louis Ponsolle


Pour en savoir plus :

https://louisponsolle.fr

https://www.instagram.com/la.gouvernante/

Un morceau de musique de la pièce

Anouk Grinberg, écrits bruts

San Clemente, documentaire réalisé par Raymond Depardon et Sophie Ristelhueber

Le temps des fous, documentaire de Jacques Loeuille (2023), Arte 

Infos prix

Adhésion 5€ valable toute l'année civile 
Entrée en conscience : 5€ minimum 
Repas : soupe + dessert à 5€ / tapas à 3€

FIN DES RÉSERVATIONS EN LIGNES
Si vous voulez être certain.e de pouvoir entrer, vous pouvez appeler au  05 53 47 63 91