THÉATRE
Henri et Eric, auteurs et metteurs en scène, s'attaquent à une question sur laquelle nous butons tous : comment dire la crise environnementale pour enfin motiver au changement ? Que peuvent le plateau et le théâtre face à une catastrophe que la science seule ne parvient plus à nous faire ressentir ?
Leur recherche explore plusieurs tentatives pour rendre sensibles les phénomènes thermodynamiques qui régissent notre monde. Pour ce faire, ils ont fait leur la devise de Samuel Beckett : « Essayer encore. Rater encore. Rater mieux. »
Première tentative : La littéralité. Décrire l'entropie par le texte. Le constat : Le public est touché, mais il s'agit d'un public déjà convaincu. On tourne en rond.
Seconde hypothèse : L'incarnation. Écrire à la place des éléments et jouer leurs interactions. Un "OVNI" scénique fascinant qui nous plonge physiquement dans l'entropie. C'est immersif, mais le spectateur finit par s'y perdre.
Troisième piste (en cours) : L'absurde. Utiliser le symbole et resserrer le récit autour d'une expérience de l'absurde — celle que nous vivons ici, chaque jour, au cœur de nos contradictions.
Ce que cela nous inspire : Il ne faut plus sous-estimer l’essoufflement du discours écologique. Bien que largement diffusé, il peine à transformer nos comportements et la « bonne raison écologique » devient même parfois contre-productive. Pour sortir de l'impasse, peut-être faut-il oser changer d'échelle : parler par le sensible, s'adresser aux éléments en jeu et proposer une expérience de transformation située.
Rencontrez-les lors du Bazar de mars
Adhésion 5€ valable toute l'année civile
Entrée en conscience : 5€ minimum / Gratuit pour les moins de 18 ans.
Repas : soupe + dessert à 5€ / tapas à 3€