Chercheur et biochimiste depuis 30 ans, Jérôme Santolini a dirigé le labo stress oxydant et détoxication. Scientifique engagé, il est mobilisé sur plusieurs crises sanitaires et enjeux écologiques (plastiques alimentaires, additifs nitrés, PFAS…). Membres de différents collectifs militants, il réfléchit depuis plusieurs années à la place des savoirs en société et à la nécessaire démocratisation des sciences.
Ce parcours l’a amené à créer l’observatoire de l’Azote afin de sensibiliser citoyen·nes et acteur·ices publics aux impacts néfastes de l’accumulation d’Azote sur nos systèmes socio-écologiques et expérimenter de nouvelles façons de produire et mobiliser les connaissances.
Passager de La Maison forte, Jérôme cherche à repenser notre relation au Vivant et aux savoirs. Pendant sa résidence à La Maison forte, il développera Le Dit de l’Azote, un projet d’écriture de microfictions qui suit les traces de l’azote réactif dans nos vies, nos paysages et nos corps. Il développera aussi Les Villes invisibles de l’Azote, une suite de récits inspirés de Calvino, où chaque “ville” révèle une forme discrète de l’azote : engrais, fumées, eaux, aliments, maladies….
L’enjeu est de rendre sensible cette molécule qui agit sans se laisser voir, et d’utiliser le registre de l’imaginaire pour faire apparaître la façon dont les technochimies de l’azote ont profondément reconfiguré notre rapport au sol, à l’alimentation, à la santé. La résidence sera un temps d’enquête, de mise en forme et d’expérimentation littéraire avec, au terme du séjour, la présentation de l’installation du Dit de l’Azote et la lecture des récits qui l’accompagnent.
Associé au projet de recherche « Hydrologie régénérative : pour un paysage écrit par l’eau», Jérôme Santolini participera activement à l’élaboration et au recueil des enquêtes, des récits situés et des cartographies qui donneront à voir la diversité des mondes que la Masse d’Agen connecte.
Sa résidence bénéficie du soutien de la Fondation Daniel et Nina Carasso.
