VIVANTS !

 

VIVANTS !

 

Il ne fallait pas être grand clerc pour imaginer la crise qui retournerait le monde cette année. Il ne faut pas être voyant pour comprendre que cette épidémie est une étape dans un changement profond de nos civilisations. Ce changement sera inconfortable, il n’en sera pas moins créatif et pourquoi pas joyeux – si il est conscient – car probablement cela reposera sur plus de mise en capacité, plus de retour à soi, plus de temps. Confinés en plein événement, nous étions treize personnes à questionner plus au fond, plus concrètement ce que pouvait être une fabrique coopérative des transitions. Comme tous, nous ne savions pas si l’on ouvrirait cet été… Enfin nous avons décidé que le pire en cette période était de rester en suspension, il nous fallait donc agir de manière plus déterminée, plus centrée sur les chantiers qui nous attendent ici, à La Maison forte.

Trois thèmes pour nous réunir durant six semaines et construire notre avenir.
Manger c’est politique (Re) penser une alimentation plus résiliente : de la production à l’assiette : réapprendre le Vivant du/des sens retrouvé(s).
Habiter autrement (Re) dessiner et investir les environnements ruraux : de nouvelles solutions pour de nouvelles populations.
Raconter le territoire Friches, creux, interstices… Archipels d’Humains et d’initiatives… Restituer ICI la spécificité du territoire c’est arpenter son avenir.
Douze passeurs, artistes, chercheurs, architectes, cheffe… nous accompagnent dans le dessin des solutions à venir.

Vous êtes invités, partout, le plus possible. Vous avez quelque chose à apporter c’est une évidence, à apprendre, nous l’espérons. Malheureusement pour des raisons de sécurité, pour des questions de jauge, de moyens réduits, certains chantiers ne seront pas ouverts aux publics, mais derrière ces contraintes, il y a des possibles. Désormais, tout ce que l’on crée, tout ce que l’on vit sera référencé, partagé, plus largement encore.

Deux projets forts :

La Guinguette : rouvre avec deux cartes blanches, le musicien Paul-Antoine Roubet prépare un concert live chaque vendredi et la cheffe Claire Brachet met en spectacle une nourriture vivante.

Le Chêne retrouvé : l’effondrement, nous l’avons vécu, d’une certaine manière l’année dernière, quand une part du chêne de la cour s’est scindée. Embolie gazeuse, choc consécutif à la canicule de l’année dernière. Le vénérable de presque 400 ans est amputé. On peut pleurer, regretter ou agir et rebâtir. Alors nous construirons une place publique pour la ruralité au XXIe siècle.