Un tango avec Darwin

Le projet : Explorer la question des écosystèmes par une lecture quotidienne, un débat et une confrontation sensuelle à la question par la tango.

La proposition : À priori le tango c’est chiant pareil pour la philo. Sauf que cette semaine la maîtresse est trop belle. Même le chat a craqué. On apprend l’involution : « l’abandon dans la retenue « et l’on comprend que même un manche peut danser. Et puis lecture des sorcières de Starhawk… Nous sommes des cellules vivantes appartenant à un corps vivant. Nous sommes le rêve conscient d’un nouveau rêve. Nous croyons que la perte peut mener à la transformation. Nos peurs augmentent le pouvoir de ce contre quoi on lutte alors il faut les questionner et s’en détacher. Il faudra profiter de ce qui s’effiloche pour tisser. Changer notre langage pour quitter la domination. Tout est relations. Les corps se détendent et le plaisir se dessine sur les visages .  Avec « Le champignon de la fin du monde » on découvre comment l’hystérie consumériste nippone a fait disparaître le matsutakes et comment ce noble déchet est réapparu sous les cendres d’Hiroshima. Espoir. On approche une cueillette à tâtons. Avec « Comment la terre s’est tue, pour une écologie des sens », on dessine la possibilité de « l’accordage », si l’on accepte la possibilité d’une intelligence des sensations. La possibilité d’une pensée magique qui ne fonctionne que dans la participation. Accepter que l’on a oublié, l’art de faire attention au hasard. Enfin « L’univers bactériel », nous déroute si l’on accepte que le parasite est le vivant sans lequel on ne pourrait vivre. En l’observant, on apprend que la bactérie ne fonctionne qu’en mode collaboratif, et que son principe de fusion, plus que de reproduction, pose d’abord la question du sens de l’espèce. Elle nous enseigne ainsi le sens de la flexibilité et de l’adaptation dans la nature : La symbiose comme sens profond de la nature. Avec une hypothèse : Et si nous n’étions qu’une cellule hôte de l’univers bactériel ? Faire transition c’est peut-être accepter de désapprendre, suivre des voyages comme celui que Fleur Courtois nous a offert cet été.

Perspectives : Aucune autre que de considérer, par des biais différents, la possibilité de rencontrer des gens différents, inattendus dans un espace de partage dansé et philosophique.