SYNERGIE DE MICRO PROJETS AGRICOLES

Les 24 et 25 mai se tenait notre premier atelier.

Contexte

Le difficile accès aux terres, les lourdes contraintes du travail agricole (horaires, présence,…), les avancées et les résultats agro-écologiques et permacoles, le désir de travailler en coopération,… poussent de nombreux candidats à l’installation à inventer de nouvelles synergies, sur des projets coordonnés qui mutualisent locaux professionnels, matériel, dynamique commerciale, actions de communication… La Maison forte souhaite expérimenter l’implantation de deux ou trois projets en synergie. Dans quelles conditions ?

Synthèse de l’échange

Près de 30 personnes se sont réunies durant ces deux jours. De nombreux profils, anciens agriculteurs militants, néo ruraux, tous intéressés par une question concernant les alternatives à une question simple : Comment produire raisonnablement sans s’épuiser dans un environnement économique hostile ? De nombreux témoignages de partages et de mutualisation. Partage en famille, vie côte à côte et négociation, commun au centre et autonomies en périphéries, partage des outils dans une dynamique d’autonomie… Aucun modèle réplicable à l’identique. Tout dépend des personnalités en présence. Deux évidences néanmoins : Accéder au projet d’agriculture suppose un rêve si fort que partager, coopérer est vécu, souvent, comme une contrainte. Le temps de faire et de négocier ensemble est long. L’investissement sur une terre est telle que cela supposerait la pleine propriété. Pourtant, celles et ceux qui se risquent seuls dans un tel projet, souvent s’épuisent et cherchent des alternatives. Derrière ces échanges transperce un désir de voisinage, de liens et de solidarités à réinventer.

Pistes évoquées

Trouver un système qui garantisse les autonomies de chacun.

Partager les fonctions supports (commercialisation, transformation).

Réinventer du politique dans l’exploitation agricole et du lien social.

Créer une « love bomb », groupe de volontaires capables de venir en aide aux agriculteurs qui en ont besoin. Cette expérience a été tentée moins d’une semaine après cette rencontre, dans l’exploitation de Manu et a produit un moment de bonheur et d’énergie partagée par tous. Car les non agriculteurs ont conscience des difficultés du secteur et souhaitent s’engager plus avant aux côtés de paysans.