Quand les utopies inspirent les constitutions

L’idéal d’Océana

devenu réalité

 

 

The commonwealth of Oceana, de James Harrington (1611–1677), est persuadé, dans le dessin de son utopie, que l’économie d’un pays dépend de son système foncier. Aussi, Oceana est un peuple de petits propriétaires terriens dans l’impossibilité d’agrandir leur domaine par l’achat ou par l’héritage. Leur voix est directement liée aux terres qu’ils possèdent. Pour rajeunir les assemblées législatives et éviter les lobbys, le sénat est renouvelé par tiers. C’est ce modèle dont s’inspireront les constitutionnalistes américains, à tel point que  le Massachusetts a failli s’appeler Océana. La constitution de l’an VIII s’inspirera d’Oceana, notamment dans la mise en place d’un scrutin indirect et dans la mise en place de deux chambres (l’assemblée nationale et le sénat).

 

 

Ce texte est largement inspiré de l’ouvrage Utopies et utopistes, de Thierry Paquot, aux éditions La Découverte. Pour une lecture aboutie, courez chez votre libraire.