Notre démarche

L’ÉCOSYSTÈME
UN TIERS LIEU
INNOVATION SOCIALE ET CULTURELLE
L’ORGANISATION

 

 

L’ÉCOSYSTÈME

Après dix huit mois d’ateliers, de fêtes et de résidences,… d’échanges et de rencontres, avec des initiatives locales, des personnalités riches d’expériences et d’analyses, avec l’aide et l‘attention de nombreux professionnels sur le territoire aquitain, national ou européen, nous dessinons cet écosystème.

 

 

UN TIERS LIEU

Nous choisissons de nous constituer en Tiers Lieu ( selon un manifeste des Tiers lieux auquel nous souscrivons activement ).

> Développer une ressource commune, « un Commun » (une recherche-action),

> Proposer un dispositif d’animation locale, mené pour et par les coopérateurs (toutes les parties prenantes) : un « Jeu de Territoire » pour développer la qualité de vie ; développer l’économie de proximité ; dynamiser le lien social ; valoriser l’existant et développer les richesses du territoire ; soutenir et favoriser l’initiative de la coopération citoyenne.

> Développer un réseau de lieux d’accueil et de convivialité support au développement de ses objectifs.

 

 

INNOVATION SOCIALE ET CULTURELLE

Le “faire ensemble”, l’engagement d’une recherche commune, l’exigence de la coopération, nous semblent très fortement liés à l’innovation sociale. Celle-ci peut s’orienter vers la production de biens ou de services, mais elle n’est réellement appropriable et créatrice de valeur que si elle participe du développement territorial, si elle refonde et renforce le lien social. Elle vise ainsi à dépasser un sentiment croissant d’inutilité sociale et fonctionne comme relais pour des solidarités de proximité. Elle contribue à l’inclusion, à l’attractivité sociale du territoire qui devient ainsi espace de sens, c’est-à-dire d’engagement, d’investissement : l’habitant sans doute y habite et travaille, mais en plus, il devient acteur d’un développement territorial. Face à une complexité sociale croissante, aux peurs diverses – celles d’échouer (hyper-mobilité, hyper-compétition, ultra qualification…) ou tout simplement de rencontrer l’autre (le collègue, le voisin, l’Etranger…) -, la dimension culturelle de cette innovation nous semble essentielle ; « culturelle » au sens le plus générique de ce-qui-fait-tenir-des-individus-ensemble – pas simplement exception artistique et culturelle (production, diffusion, monstration et médiation). Nous imaginons un projet qui fonde une démocratie culturelle réelle. Au travers d’un travail d’encapacitation, de mémoire du territoire et de prospective, avec tous ceux qui souhaitent y participer – individus, organisations, collectivités territoriales…–, valorisant l’initiative et la volonté de faire, de retrouver la confiance, la coopération. De notre point de vue, l’innovation sociale est culturelle. Le Tiers Lieu que nous initions espère en témoigner. La Maison forte souhaite ainsi œuvrer, grâce aux compétences des membres résidents et au réseau qu’elle tisse patiemment, au travers d’un questionnement renouvelé, à un laboratoire de développement territorial interrogeant les enjeux culturels contemporains de notre société.

CO-CONCEPTION

Sur des problématiques qui nous sont apportées, que l’on identifie… Nous réunissons des volontaires, des personnes d’univers différents, nous créons les conditions d’accueil et d’expérimentation d’une autre façon de faire ensemble. Avec un apport en connaissance tout azimut et des outils d’intelligence collective dédiés (jeu du Tao, Dragon Dreaming, World cafés, méthode CK…), nous produisons un premier diagnostic, un premier scénario de réponse.

CO-CRÉATION

Ce travail permet de mettre en mots des idées nouvelles. Fort de cela nous invitons des artistes, des voisins, des chercheurs… à partager la mise en oeuvre de prototypes, d’oeuvres… pour déclencher des envies de faire ensemble, de nouvelles idées…

CO-PRODUCTION

Riches d’idées nouvelles, d’envies autres, de capacités à faire ensemble, nous cherchons les fonds nécessaires pour la mise en oeuvre du projet, pour le développement d’une économie à forte valeur sociale. Nous constituons l’écosystème capable de mettre en oeuvre une telle idée.

 

L’ORGANISATION

Après une expérimentation de dix huit mois, des essais, des échecs – une première organisation « en collectif » par cercles de gouvernance est abandonnée -, des besoins clarifiés, nous tirons les enseignements de cette phase pour mettre en oeuvre une organisation dédiée : elle vise à l’animation d’un écosystème valorisant les compétences, les responsabilités, les autonomies tout en facilitant sa coordination. Elle tend à dépasser une approche patrimoniale pour mettre au centre l’action, l’équité, la transparence et la coopération.
La SCI qui a financé l’achat du domaine est assimilée à une foncière éthique. Ainsi les habitants (dont les associés fondateurs), les producteurs/contributeurs, l’association sont tous locataires. Ils sont tous sont garants d’un code social.
Calquée sur le fonctionnement de l’organisation des logiciels libres, ce code social est au centre de l’écosystème, sorte de « constitution » du groupe et de ses membres coopérateurs. Sur ces bases, une association, gère, anime et développe l’ensemble du système. Cette association est alimentée en permanence par une assemblée générale qui fédère l’ensemble des coopérateurs (producteurs/contributeurs, adhérents, scientifiques, habitants…) qui débat, fournit les idées, oriente…
Autonomes – avec des structures morales dédiées -, les producteurs/contributeurs sont liés au système par une mission-projet co-construite.

L’association fournie une aide au développement des projets des producteurs/contributeurs (incubation/accompagnement, espaces dédiés).

Les apports, contributions, rétributions fonctionnent en transparence suivant une matrice des ressources.
Le code social fait l’objet d’un travail de construction et d’expertise particulier, afin de garantir son évolution et son opérationnalité.

Voici donc brièvement le schéma simplifié de notre organisation qui est un espace vivant et évolutif…