Le prix du vivant / FAQ

 

Voici les questions qui nous sont posées, voici nos réponses. Nous actualiserons ces questions / réponses au fur et à mesure.

 

Pourquoi avez-vous pris deux mois pour communiquer à ce sujet ?

Parce que nous pensions que la discrétion motiverait Enedis à travailler en bonne intelligence, nous nous sommes trompés.

Est-ce que votre objectif est de vous faire de l'argent sur cette affaire ?

Ceux qui veulent gagner de l’argent par ce type d’intervention, ce n’est pas nous qui n’avons pas demandé un tel saccage. Nous savons que cette procédure va être longue et épuisante. 100% des sommes récupérées iront à l’aménagement d’un site qui participe à la création d’un écosystème, à la préservation de l’environnement et aux frais de procédures.

Pensez-vous avoir des chances de gagner ?

Pas réellement car la réparation en l’état initial est impossible. Nous mesurons les forces en présence, notre peu de moyens. Nous pensons simplement qu’il est impossible de laisser faire. Nous espérons au moins apprendre beaucoup dans cette affaire.

De quoi avez-vous besoin ?

De tout. De compétences, d’énergie, de coups de main.

N'y-a-t-il pas plus grave que quelques arbres abattus ?

Beaucoup de choses qui se passent en ce moment sont très graves. Mais, à force de hiérarchiser le monstrueux, on finit par hériter du pire. Là, nous avons des faits, des responsables clairement identifiés, c’est le moment d’agir. Le plus grave serait de laisser faire.

Qui visez-vous ?

Le problème dans ces entreprises c’est que c’est toujours la faute à « N+1 », aux prestataires ou à pas de chance. Nous souhaitons par ce travail savoir si il s’agit d’un accident ou d’une volonté, une pression économique mise en place par qui, quels intérêts cela vise. Nous ne visons donc pas Enedis en tant que société abstraite, encore moins les salariés qui souffrent de tels méfaits.

Pourquoi le ton de l'humour ?

Parce que l’on n’a pas envie rire et que  l’humour est mieux que l’énergie de la rage. C’est une énergie que certains cols blancs peinent à saisir. Nous ne sommes pas des victimes, ce sont les écosystèmes qui souffrent, l’humain n’est que la prochaine espèce sur la liste.

En quoi ce travail fait sens avec La Maison forte ?

La Maison forte travaille un sujet culturel sur la question des transitions dans  un mode de recherche action. Le droit fait parti de ces questions, l’émergence d’une culture du vivant, une réflexion approfondie sur la question des écosystèmes. En outre on ne peut travailler des sujets comme les notre – récemment Rodez Mexico / Lamarche.group sans agir avec fermeté quand l’obligation se pose à nous.

Comment vous aider ?

En signant notre pétition en nous faisant savoir toute aide utile. En nous soutenant.

Ça fait quoi d'être victime ?

Certes c’est étrange de retrouver face à soi des gens armés de tronçonneuses dans un environnement que l’on essaye d’entretenir et de valoriser. Mais la victime c’est n’est pas « nous » la Maison forte, ce sont l’environnement, les salariés et prestataires d’Enedis qui travaillent dans ces conditions, les assurances à qui l’on demande de couvrir ces délits… C’est pour cela que parler de préjudice d’agrément ou de préjudice moral est un peu ridicule tout comme de donner un prix au vivant. La victime, comme partout c’est le vivant. Raison de plus pour tenter l’action.

Êtes vous prêts à négocier ?

Nous avons fait une proposition ferme à Enedis, nous aimerions avancer rapidement en dépensant le moins de ressources car nous avons mieux à faire dans cette attente, nous sommes sur une procédure judiciaire et il semble qu’Enedis compte sur le déni, la procédure, le temps long, ils en ont les moyens.