LAURENT TIXADOR

Laurent Tixador est avant tout un bricoleur. Inventeur insatiable, il fabrique, récupère et transforme au gré des opportunités qui s’offrent à lui et en puisant dans son environnement immédiat. Chaque projet d’exposition est l’occasion pour lui d’interroger nos modes de vie ainsi que notre rapport à la consommation et à l’illusion d’une croissance infinie dans un monde aux ressources limitées. Avec ses performances, ses explorations, ses sculptures et ses installations immersives, il réalise des œuvres dans une grande économie de moyens…

Il vient en résidence à La Maison forte, passer quinze jours en janvier… Puis il reviendra cet été pour … nous surprendre encore !

Laurent Tixador est né en 1965 à Colmar, il vit et travaille à Nantes. Se couper du monde, creuser un tunnel, organiser une chasse à l’homme : Laurent Tixador provoque des situations aventureuses qu’il raconte avec des objets élaborés dans ces conditions extrêmes. Toujours au fil de l’aventure, surgissent des œuvres réalisées dans des contextes inhabituels, en dehors de l’atelier pour y puiser les influences et les matériaux du site. Des contraintes économiques de la survie, de la nostalgie et de l’instinct naît une pratique proche du souvenir de voyage. De ses performances loin de tout, Laurent Tixador nous ramène des choses qui sont la matière même de son quotidien. Des expériences qu’il a réalisées ou des objets qu’il a fabriqués par nécessité. La perte des repères est la chose essentielle qu’il cherche dans toutes ces actions et c’est bien pour ça qu’il ne les répète jamais, pour qu’elles continuent à être déstabilisantes. Il faut refaire à chaque fois évoluer son quotidien à partir de rien, d’une situation nouvelle ou tout est si diffèrent qu’il faut être en permanence attentif. Les habitudes changent, l’ergonomie aussi et au final le comportement. Plaçant toujours l’expérience humaine au cœur de ses préoccupations, il se moque des notions d’exotisme et d’exploit, d’originalité et de radicalité qui ont longtemps prévalu dans l’art occidental. Quant à ses travaux, impossibles à définir, ils n’entrent dans aucune catégorie mais en produisant des objets utilitaires, en les privant de leur statut d’œuvre, il suggère une alternative dans le champ du quotidien et remplace le spectateur par un expérimentateur tout en lui parlant de ses différentes activités et de l’importance des enjeux écologiques.

 

Découvrir son travail le samedi 25 janvier dans le cadre de notre Jour J#2

Série « Quelques bons moments de bricolage »