FAIRE CITOYENNETÉ #2

 

Faire citoyenneté #2

Vendredi 31 mai 2019

 

Après notre première réunion pour définir comment construire le plus large projet d’adhésion, nous nous retrouvons sous le chêne à près d’une dizaine.

 

Nous repartons du schéma concernant la fabrique coopérative des transitions que nous avions élaboré pour la première réunion.

Dans le schéma préalablement produit, les participants associent une idée d’autonomie, de synergie, de futur possible. Quelque chose de plus humain, un sens du commun et du partage.

Un débat s’en suit sur la dimension éphémère d’un tel projet, sur le renoncement que cela suppose. Au « renoncement », certains préfèreront « transmutation ». Le point commun ? Une ouverture sur les possibles. Le besoin que, peut-être, cela puisse ne servir à rien.

La dynamique de mouvement collectif pourrait être le seul point commun d’une telle aventure.

 

 

Nous décidons alors de travailler sur le nous préalablement dessiné.

 

Plusieurs visions s’opposent pour définir ce « nous ». Ce qui nous semble un bon départ.

D’abord, il faudrait définir notre projet commun pour les uns.

Pour les autres, simplement se reconnaître dans l’autre est suffisant.

Pour tous, cela nécessite du temps et une prise de responsabilité de chaque individu. En clair, il faudrait assumer les spécificités de chacun dans une entité globale…

Dans une série de tour de table, nous finissons par nous accorder sur le fait qu’il faut définir le centre et ensuite l’objectif, et c’est cet objectif qui construit le nous à l’image d’un collier de perles cabossées.

 

 

Quel serait donc le fil conducteur de ce nous ?

 

Assez rapidement émerge d’un commun accord : « l’accueil de l’autre ». Dans cet échange les choses vont arriver car si on ne sait pas ce que l’on veut, on sait ce que l’on ne veut plus, d’ou le mot renoncement…

Deux groupes ensuite se séparent pour travailler à un fil conducteur concret pour construire ce nous.

À leur retour, pour tous, le fil conducteur c’est le lieu. Une maison hospitalière, un lieu d’accueil pour tous.

Ce serait ensuite une « boite à outil » à transmettre aux plus jeunes, qui permette à chacun de faire autrement, de rebondir, de transmettre qui il est et ses propres savoirs… Le partage est le cœur de cette boite à outils qui serait donc un programme de transmission des savoirs.

Là, chacun est digne dans sa contribution comme cela a été le cas pour le concours de la soupe forte.

En conclusion, tous nous aimons l’idée de boite à outils qui mette de la joie et de la couleur dans nos vies. Les idées pour cette mise en œuvre sont multiples mais tous sont intéressés par la production d’une œuvre collective dans un espace de rencontres.

Tous nous souhaitons continuer la réflexion sur le nous, c’est un début de réponse qu’il faut fignoler. Alors nous repartirons, la prochaine fois sur le désir, l’envie et le travail qu’il faut faire pour faire émerger cette boite à outils.

Nous avançons.

 

Rendez-vous prochain le vendredi 28 juin à 18h30.