CHÊNE ( Et nous nous réunirons encore autour de l’arbre)

 

Pour le dernier événement de l’été, nous vous invitons à une performance exceptionnelle :

Le jeudi 20 aout à 20.45 .

Vous pouvez arriver dès 19.30 et profiter de quelques verres et tapas ainsi que de la visite de l’exposition « Les utopies concrètes ».

Avec la Compagnie (S)-Vrai, Stéphane Schoukroun et Jana Klein. Ces artistes interrogent la façon dont nos territoires réels et imaginaires nous transforment. Comédiens, metteurs en scène et auteurs, ils travaillent avec des témoins, habitants, artistes…à tisser des créations à partir de la friction entre l’intime et le social, entre notre histoire et comment nous la racontons. L’année dernière pour leur première résidence à La Maison forte, ils ont rencontré Evelyne, Alain, Bernard et de nombreux autres spécialistes du pruneau. De quoi la prune d’Ente nous parle-t-elle ? Avec ce fruit aux multiples propriétés, ils ont su faire ressurgir les histoires des femmes et des hommes qui racontent notre territoire. A la fin de leur résidence d’une semaine ils ont livré une performance bouleversante : l’histoire permanente de transmissions douloureuses, la place de femmes rendues invisible et la compréhension d’une certaine hybridation. L’hybridation à l’origine de cette petite prune il y a quelques siècles, l’hybridation comme seule hypothèse de survie de cette production et de cette agriculture. L’hybridation comme construction d’une culture à part, aux fondements d’un territoire fracturé.

 

Un an après, ils reviennent à La Maison forte avec l’envie de continuer à tisser l’incroyable récit de l’histoire de ce fruit et la façon dont il lie les habitants d’un territoire. Mais le monde a changé et une branche du vieux chêne de La Maison forte s’est effondrée. Desséchée par la chaleur, elle s’est séparée d’une partie d’elle-même et nous rappelle avec fracas que cet arbre, ce vénérable, porte notre mémoire. Celle d’un territoire évidemment, celle d’un patrimoine végétal et plus largement, une forme de symbole sur notre rapport au monde.

Cette année, Stéphane Schoukroun et Jana Klein réuniront d’autres témoins rencontrés sur ce territoire pour parler à l’arbre. Ils essaieront de se connecter à son système racinaire pour inventer ensemble une nouvelle mise en réseau en temps d’urgence climatique et pour imaginer de nouvelles histoires communes. Entre le prunier, à l’origine de leur premier itinéraire, et le chêne retrouvé, il n’y a que quelques mètres mais les liens qui se sont créés vont bien plus loin et nous permettent de nous mettre en relation avec le monde qui vient.

 

Cette performance s’inscrit dans le cadre de l’opération « Le chêne retrouvé » candidate au budget participatif du Lot et Garonne. http://la-maison-forte.com/le-chene-retrouve/