ATELIER SOLIDAIRE

Les vendredi 18 et samedi 19 mai, plus d’une quarantaine de personnes nous ont rejoint sur une invitation bien énigmatique : construire un atelier solidaire. C’est lors de cette rencontre que le plus de gens différents se sont rencontrés pour des propositions assez motivantes.

 

Contexte :

Travailler le bois, le fer, la pierre, jardiner, coudre, tricoter, cuisiner, … les compétences que nous pouvons échanger sont multiples et toujours prétexte à échanger du lien social. La Maison forte se propose d’animer un atelier transgénérationnel de travail, d’échanges de savoirs et de mutualisation d’outils. Cet atelier solidaire permettrait de concevoir, fabriquer, réparer, recycler… Un espace cogéré qui valoriserait l’échange humain : au tutoriel sur youtube, préférons l’humain sur l’établi !

 

Synthèse de l’échange :

Comme préalable, il nous semblait utile de présenter aux participants celles et ceux qui, déjà, fabriquent sur le territoire. Le Fab lab d’Agen, le Creuset – atelier d’insertion – à Pont du Casse et la recyclerie à Hautefage la tour. Pourquoi en effet, mettre une dynamique en concurrence sur un territoire qui déjà produit une offre intéressante qui, dans sa complémentarité pourrait produire une offre motivante ? Le « Do It Yourself » (faire par soi même) motive un grand nombre de participants. Devenir autonomes, partager des outils couteux, apprendre des autres, des plus anciens notamment, et surtout : entrer en capacité. En effet, c’est après un travail d’exploration individuelle que l’on a pu saisir, et que chacun a pu comprendre pour lui même, qu’il, elle, avait quelque chose à apporter dans une fabrique du commun. Encore une fois, une demande évidente : fabriquer du lien social.

Les compléments entre les acteurs sont évidents mais quelques premières alertes à intégrer : le coût des outils et leur maintenance, la nécessité d’un accompagnement permanent et la difficulté d’animer des cessions d’apprentissages qui supposent un effort réel de préparation.

 

Pistes évoquées :

– structurer un lien fort entre les structures apprenantes sur le territoire et permettre à chacun de jouer sa partition dans écosystème plus large.

– gérer un libre accès à l’atelier qui associe autonomie et encadrement. Ouvrir cet espace en complément des heures d’ouverture des autres lieux.

– travailler annuellement à un méta-projet commun. Si chacun vient, qui pour construire son étagère, qui pour réparer sa tondeuse, il y a peu d’intérêt dans une telle dynamique individuellement et collectivement. L’enjeu serait, entre membres de cet atelier, de se donner un projet à l’année (rendre son habitat autonome, créer un manège de folie, construire un laboratoire alimentaire mobile…), penser des projets communs qui produisent une dynamique au long cours.

Si il y a une réelle adhésion pour une telle piste, si il est difficile de concevoir un tiers lieu sans un espace de fabrication, aucun modèle économique n’apparaît clairement à ce jour, certainement pas un modèle fondé sur l’adhésion. Nous avons quelques idées à ce sujet et espérons mettre cela en œuvre courant 2020.